La spiritualité du gwoka, un don et un leg des ancêtres

La spiritualité du gwoka, un don et un leg des ancêtres

Parler de la spiritualité du gwoka revient à considérer que le gwoka, en lui-même, porte une spiritualité qui lui est propre, intrinsèque et commune à celles et ceux qui le pratiquent. Parler de la spiritualité dans le gwoka consiste à s’intéresser aux expériences spirituelles qui peuvent s’exprimer au sein de cet univers musical

La spiritualité du gwoka est une expérience qui dépasse les mots. Elle se ressent dans le corps, dans la peau, dans le souffle. La spiritualité du gwoka ne se voit pas directement, mais elle se devine dans l’intensité des regards, dans la tension du silence, dans la force des rythmes. Elle ouvre un espace où quelque chose circule, quelque chose d’invisible mais profondément présent.

Au cœur de cette spiritualité du gwoka, il y a le tambour ka. Plus qu’un instrument, il est un passage. Chaque battement semble appeler, répondre, invoquer. Dans la spiritualité du gwoka, le son du ka devient une vibration qui traverse le temps. Il relie les vivants aux ancêtres, il réveille des mémoires enfouies, il met en mouvement des forces qui dépassent l’individu. On n’écoute pas seulement le tambour, on est traversé par lui.

La spiritualité du gwoka prend toute sa force dans le léwoz. Le cercle devient alors un espace à part, presque sacré. Dans ce cercle, les frontières se brouillent. Les corps se répondent, les voix s’élèvent, et la spiritualité du gwoka se déploie comme une présence diffuse. Les ancêtres ne sont pas nommés, mais ils sont là. Ils se manifestent dans une danse inattendue, dans une énergie soudaine, dans un moment où le temps semble suspendu.

Quand quelqu’un entre dans le rond, la spiritualité du gwoka peut devenir plus intense encore. La danseuse ou Le danseur ne se contente pas de bouger : elle ou il s’ouvre.Elle ou luil se laisse traverser. Dans la spiritualité du gwoka, il arrive que le mouvement échappe à la volonté, comme si le corps répondait à une autre logique. Certains ou certaines ressentent une forme de guidance, une présence qui accompagne, qui oriente, sans jamais se montrer clairement. Les ancêtres, dans ces moments, ne sont pas une idée : elles ou  ils deviennent une sensation.

La spiritualité du gwoka est aussi une mémoire vivante. Chaque rythme, chaque chant porte une trace. Dans la spiritualité du gwoka, ces traces ne sont pas figées : elles circulent, elles respirent. Les ancêtres vivent dans ces répétitions, dans ces variations, dans ces transmissions. Ils ne sont pas derrière, ils sont là, dans chaque battement, dans chaque pas.

Il y a dans la spiritualité du gwoka une forme d’abandon. Pour entrer pleinement dans cette expérience, il faut accepter de ne pas tout maîtriser, de ne pas tout comprendre. La spiritualité du gwoka invite à ressentir plutôt qu’à expliquer. Elle invite à écouter autrement, à percevoir ce qui ne se dit pas.

La spiritualité du gwoka est un passage entre les mondes. Un passage discret, mais puissant. Elle relie le visible et l’invisible, les vivants, les vivantes et les ancêtres, le présent et ce qui le traverse. Et dans ce passage, chacune et chacun peut, à sa manière, toucher quelque chose de plus grand, quelque chose qui dépasse l’individu sans jamais l’effacer.

La spiritualité du gwoka permet comme un hommage sans fin, comme une réhabilitation qui leur est due, de porter et maintenir les ancêtres vivantes et vivants

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